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david
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MessagePosté le: Mer 3 Juin - 04:41 (2009)    Sujet du message: Généralités Répondre en citant

Généralités

Les connaissances concernant les maladies virales des poissons d’aquarium sont limitées et ce pour de multiples raisons :


• Seul un laboratoire peut établir le diagnostic et isoler le virus responsable de la maladie. L’aquariophile ne pense pas à amener son poisson malade dans un laboratoire pour analyses.

• Les poissons présents dans l’aquarium sont généralement peu nombreux et appartiennent à des espèces différentes, ce qui créé des conditions défavorables à l’apparition d’une épizootie.

• Pour les poissons marins qui sont prélevés dans la nature, on peut supposer que ceux-ci ont déjà acquis une immunité vis-à-vis des virus. Dans le domaine de la pisciculture, de nombreux virus ont déjà été identifiés (Picornavirus chez les Salmonidés d’Atlantique, Réovirus chez le Turbot, Iridovirus chez l’Esturgeon blanc) ; on peut donc supposer que si peu de virus sont connus en aquariophilie, c’est parce que peu de recherches ont été menées. La capacité d’un poisson de résister aux virus est étroitement liée à son état physiologique, qui lui-même est dépendant des conditions de maintenance et d’élevage. L’aquariophile doit faire le maximum pour respecter la biologie des poissons qu’il héberge, en particulier en leur recréant un biotope qui correspond à celui dans lequel vit naturellement le poisson. Ceci est d’autant plus important dans le cas d’une maintenance de poissons sauvages et constitue la seule mesure prophylactique contre toutes les maladies dont les viroses.
 



La Lymphocystose
Elle représente la maladie virale la plus connue en aquariophilie, et affecte aussi bien les poissons marins que les poissons aquicole" target="_blank" style="border-bottom:2px dotted #6F86A7;font-weight:normal;">dulçaquicoles. Elle est communément appelée « maladie des protubérances, dénomination qui se conçoit lorsque l’on voit les symptômes qui apparaissent sur un poisson ayant déclaré la maladie. 
Etiologie
Lymphocystis est un Iridovirus : c’est un virus non enveloppé et de forme icosaédrique, dont le diamètre est compris entre 215 et 240 nm. Il possède une capside. Son acide nucléique est un ADN double brin linéaire et non segmenté de 102,7 kb, avec un pourcentage de G+C qui est de 29.1%. Le mécanisme d’entrée du virus dans la cellule est inconnu, sa réplication se fait dans le cytoplasme cellulaire grâce à une transcriptase et une réplicase codées par le génome viral. Il y a alors une grande concentration de virus dans le cytoplasme de la cellule, ce qui va faire grossir excessivement la cellule infectée qui peut ainsi voir sa taille être multipliée par 100000 en quelques mois. Virus Lymphocystis. Le trait noir représente 100 nm. Les cellules cibles préférentielles sont les cellules branchiales et les cellules interstitielles du tissu conjonctif sous-cutané. Les cellules hypertrophiées dans la grappe, jusqu’ à 200 µm de diamètre, contiennent un cytoplasme vacuolé et une inclusion de corpuscules faits d'une matière basophile granuleuse ou réticulée, un grand noyau et une nucléole distincte Les cellules sont enlisées dans un tissu granuleux sous un épithélium épidermique. Les lésions sont limitées, sans aucun changement cellulaire à la périphérie. Dans le dernier stade de l'infestation, les noyaux sont désintégrés, la membrane cellulaire est détruite et la cellule est phagocytée.
Epidémiologie
La maladie apparaît soudainement sans introduction d’un nouveau poisson. Elle persiste chez les animaux guéris et peut être sujette à récidives. L’infection peut donc rester latente pendant un certain temps. Les avis sur la contagiosité de cette maladie divergent selon les auteurs : certains la considèrent comme très contagieuse et d’autres comme peu contagieuse. La contamination inter individus se réalise par contact et frottements de la peau surtout en présence de plaies. Les ectoparasites joueraient aussi un rôle dans la contamination. Les particules virales sont lâchées dans l'eau quand des cellules infestées éclatent, se lysent et se désintègrent. La spécificité de l'hôte est marquée mais non absolue. Une infection croisée est possible à partir de poissons d'un même genre. Une réinfection est possible chez les espèces de poissons sensibles. D'autres études montrent qu'il n'y a pas de réponse immunitaire évidente avant qu'il y ait une libération du matériel viral dans la lésion, c'est-à-dire à un stade avancé de l'infestation. Ceci paraîtrait alors provoquer à la fois un sérum anticorps et une réponse d'un médiateur cellulaire et c'est à ce stade que commence la régression Le temps d’incubation et la durée de persistance des lésions varient selon l’espèce atteinte et la température de l’eau. Ainsi, les espèces d’eau froide peuvent garder la tumeur durant plusieurs mois voire plusieurs années, alors que les espèces d’eau plus chaudes ne gardent en général la lésion que durant quelques heures. Par exemple, à 25°C, la perche soleil peut développer la lésion en 10 jours. La maladie affecte de nombreuses espèces d’eau douce et de mer, à l’exception des Salmonidés et des Cyprinidés, qui semblent réfractaires à Lymphocystis. En revanche, compte tenu de la fréquence des observations de lymphocystose chez Holacanthus ciliaris, le poisson ange royal, appartenant à la famille des Chétodontidés, cette espèce semble assez sensible et porteur préférentiel de ce virus. Dans des conditions idéales d’entretien, les poissons atteints développent parfois une immunité, ils résistent ainsi aux virus libérés et guérissent.


Symptômes
Sur les nageoires et la peau, et plus rarement dans les muscles et les organes internes (paroi intestinale, rate, foie, mésentère et exceptionnellement ovaires), on observe des protubérances muriformes ou des nodosités isolées blanches sur les nageoires, le pédoncule caudal ou les branchies. Les protubérances augmentent de taille et prennent un aspect caractéristique en chou-fleur. Chaque nodule correspond à une cellule hypertrophiée atteignant jusqu’à 2 mm de diamètre. L’épiderme est soulevé par les cellules infestées. Les poissons atteints ne montrent pas de modification de comportement. Lésion de lymphocystose sur un poisson ange Evolution Elle est variable. Les formations nodulaires peuvent peu à peu s’étendre sur tout le corps du poisson atteint et provoquer sa mort, ou alors ne pas se multiplier : dans ce cas l’animal porteur des lésions stables vit normalement. Plus fréquemment, l’animal guérit spontanément au bout de quelques mois. L’évolution dépend donc de la résistance de l’individu et de sa capacité à fabriquer des anticorps.

Poisson atteint de Lymphocystose 


Diagnostic
En raison de l‘aspect caractéristique des lésions, le diagnostic est assez simple. Les cellules géantes infestées par Lymphocystis apparaissent dures à la palpation et ne se laissent pas arracher quand on réalise un frottis cutané, ce qui exclue l’hypothèse diagnostique des parasites externes. Il faut donc prélever un fragment de tissus infectés comme une nageoire ou un viscère sur un poisson récemment euthanasié et l’examiner au microscope. Les lésions consistent en grappes de cellules dermiques hypertrophiées de 100 à 330 µm de diamètre, avec un mur épais de cellules hyalines éosinophiles et un noyau extrêmement grand avec un nucléus grand et distinct. Le cytoplasme peut contenir des inclusions basophiles (ADN) qui sont des granules en forme de bande, réticulés ou isolés, aussi bien que des vacuoles. Les micrographies électroniques peuvent révéler des particules virales dans le cytoplasme. Cellules infectées par le virus Lymphocystis. On peut remarquer leur gros macronucléus au centre (en rose clair) et les corps d’inclusion en violet. Les lésions peuvent cependant être confondues avec des lésions dues à Epitheliocystis, qui une bactérie de type Chlamydia qui infecte aussi le peau des poissons. Les cellules atteintes sont plusieurs fois plus grandes que celles atteintes par Epitheliocystis et ne contiennent pas de substance granuleuse, mais un noyau fortement augmenté de volume et facilement visible. Il existe aussi des techniques de diagnostic sérologique par immunofluorescence indirecte, mais cela est plutôt réservé à l’aquaculture.
Traitement
Il n’existe pas de chimiothérapie contre cette maladie. Le traitement est uniquement chirurgical : il faut éviter la progression de la maladie en réalisant l’ablation chirurgicale des parties lésées ; cette opération doit être effectuée rapidement, en quelques dizaines de secondes, sans anesthésie, après avoir entouré le poisson d’une serviette humide imprégnée de l’eau de l’aquarium et en le maintenant avec douceur. Il faut inciser assez loin des marges des lésions afin d’éviter toute récidive ; Lorsque l’ablation n’est pas possible, un léger grattage au scalpel va permettre d’enlever les nodosités. Apres opération, les régions concernées doivent être badigeonnées d’éther iodé puis cautérisées et ce enfin d’éviter une surinfection bactérienne. Le sujet doit ensuite être isolé et recevoir une alimentation variée et riche en vitamines. Il doit en outre être placé dans un aquarium le plus sain possible. Dans ces conditions, on observe souvent une guérison et une régénération des nageoires. Prophylaxie Il faut rechercher avec soin l’infection par Lymphocystis sur les nouveaux poissons placés en quarantaine. En aucun cas, il ne faut transférer les poissons atteints dans leur aquarium définitif où ils pourrant contaminer d’autres habitants du bac. Il faut sacrifier les poissons dont l’infection ne se limite pas aux nageoires et qui ne peuvent pas être traités chirurgicalement.
Distribution géographique
La maladie est connue chez les espèces sauvages : La lymphocytose a été signalée dans les eaux marines et continentales d'Europe, de l'Amérique du Nord et du Sud (y compris chez les espèces de cichlidés d'Amérique du Sud). En Afrique, elle a été rencontrée jusque sur les cichlidés du lac Victoria, des lacs George et Kitangiri, en Afrique de l'Est. Enfin, il faut savoir que la lymphocystose n’est pas une zoonose.


pathologies dues à un Herpesvirus
Deux maladies sont dues à un Herpesvirus. La première est une maladie bénigne appelée en anglais « carp pox » ou Papillosum cyprini et est une des maladies de poissons les plus anciennement connues. L’autre maladie est causée par un Herpesvirus de type plus pathogène et a été reconnue comme cause de plusieurs épizooties chez les carpes koï (poissons de bassin) en Europe et en Amérique du nord.
Papillosum cyprini 
Etiologie
Cette maladie est causée par un Herpesvirus de type I. Bien que ce virus affecte communément les carpes, il a aussi été retrouvé chez les espèces d’eau froide et dans des aquariums abritant des poissons tropicaux.
Symptômes
Le signe clinique principal est une hyperplasie de l’épiderme et est souvent observé sur des poissons âgés de plus de deux ans et durant les mois d’hiver pour les animaux séjournant dehors. Les lésions ressemblent à des gouttes de cire de bougie blanche et sont présentent sur tout les corps et les nageoires. Bien qu’elles puissent régresser, elles réapparaissent souvent et peuvent persister pendant plusieurs années.

Lésions macroscopiques : voir ci-dessus.
Lésions microscopiques :
l’analyse histologique des lésions révèle une hyperplasie des cellules épithéliales, ainsi que de quelques cellules productrices de mucus. Dans les cas les plus avancés, l’hyperplasie va jusqu’à former des lésions papilleuses caractérisées par des cellules épithéliales hyperplasiques portées par du tissu conjonctif. Les autres organes ne sont pas affectés. Traitement Il n’y a pas de traitement pour cette maladie, et une intervention chirurgicale pour retirer les zones lésées donne des résultats inconstants et décevants. Quelquefois, les lésions peuvent disparaître spontanément quand la température de l’eau est augmentée jusqu’à environ 20 °C.
Prévention
La maladie est relativement bénigne, mais diminue la valeur commerciale des animaux atteints. Les animaux atteints peuvent donc être éliminés si des enjeux importants sont en jeu.


Herpesvirose pathogénique
Etiologie
Cette maladie est due à un Herpesvirus différent de celui responsable de la « carp pox » , isolé de carpes et de poissons rouges malades. Ce virus, qui affecte les carpes koï, appelé « herpesvirus des koï », apparaît être hautement infectieux, causant une maladie aigue des branchies dont la mortalité peut atteindre jusqu’à 100%. La maladie est plus sévère lorsque l’eau est à une température comprise entre 18 et 25 ° C, et est donc plus commune durant les mois d’été en Angleterre (car les poissons rouges et les koï sont avant tout des poissons de bassin).
Symptômes
Les poissons affectés deviennent léthargiques et nagent près de la surface de l’eau. Ils peuvent aussi piper l’air à la surface et montrer des problèmes respiratoires. La surface du corps et les branchies peuvent être couvertes par un excédent de mucus et occasionnellement les branchies sont pâles et mouchetées. Ces lésions constituent le principal signe clinique et peuvent varier du changement très discret jusqu’à la nécrose sévère du tissu branchial
Lésions Macroscopiques : voir ci-dessous
Lésions microscopiques : Des échantillons de tissu branchial, cardiaque, rénal et de rate sont prélevés pour une observation au microscope optique. Cette observation histologique révèle souvent une nécrose avancée du tissu branchial, mais les perturbations pathologiques peuvent aussi être présentes dans d’autres organes. Les cellules épithéliales infectées sont souvent trouvées dans les branchies : on observe des cellules des taille augmentée et contenant des noyaux élargis avec une chromatine marginalisée. Il est possible d’identifier des inclusions nucléaires discrètes avec un microscope à immersion. Les inclusions virales peuvent être vues en utilisant un microscope électronique.
Traitement
Il n’y a pas de traitement spécifique pour cette maladie, mais l’amélioration de la qualité de l’eau et l’utilisation d’antibiotiques pour prévenir les risques d’infections secondaires peut aider certains poissons à survivre.
Prévention Il est recommandé de se procurer des poissons (koï et autres cyprinidés) chez un commerçant sérieux. Si l’infection est déclarée en un lieu, il faut éliminer tous les poissons et désinfecter l’équipement ainsi que tout le matériel avant de réintroduire de nouveaux poissons.
Diagnostic
Il se fait essentiellement par observation des lésions. Les informations scientifiques à propos de cette infection sont limitées et les tests de diagnostique de laboratoire sont encore en développement.


Autres infections virales
D’autres virus ont été isolés sur des poissons d’ornement. Pour qu’un virus soit considéré comme l’agent causal d’une maladie, une preuve scientifique expérimentale est requise afin d’établir une diagnostic étiologique. Ces conditions sont connues comme constituant le postulat des Rivers. Pour respecter parfaitement ce postulat, le virus doit être trouvé dans tous les cas de la maladie en question. De plus, il doit être isolé, se multiplier et se cultiver dans un autre système comme un tissus cellulaire. La troisième condition est que lorsqu’on infecte expérimentalement un animal avec ce virus, on doit pouvoir reproduire la même maladie et après cela, on doit pouvoir isoler et identifier le virus dans les mêmes conditions qu’au début de l’expérimentation. Il n’y a pas toujours de preuves évidentes de l’implication du virus isolé dans la maladie observée.
C’est le cas :
• Des Iridovirus isolés de poissons rouges, guppys et poissons chirurgiens, créent des distensions abdominales et une exophtalmie.
• Les virus de la maladie du Ramirezi qui peut causer jusqu’à 80% de mortalité chez certaines espèces de cichlidés sud-américaines. Le virus a été trouvé dans des lésions, mais il n’a pas encore été isolé. • Des Birnavirus ont été isolés sur des poissons zébrés.
• Le virus de la nécrose virale des érythrocytes a été décrit chez de nombreuses espèces marines.
• Un Coronavirus a été récemment isolé au Japon à partir de carpes koï et est à l’origine de fortes mortalités.
• Un Réovirus a été isolé d’un poisson ange marin créant un syndrome d’érosion de la tête et de la ligne latérale. Occasionnellement, des virus ont été décrits comme étant la cause de certains tumeurs chez des poissons comme des papillomes épidermiques. Pour conclure, il est inévitable que l’exploitation de nouvelles espèces de poissons en aquaculture va révéler de nouvelles maladies virales. Les vétérinaires devraient avoir conscience que les maladies qui touchent les poissons d’aquarium sont très proches de celles qui touchent les poissons destinés à la consommation humaine.


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MessagePosté le: Mer 3 Juin - 04:41 (2009)    Sujet du message: Publicité

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